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Maison médicale Emma Demaris Croissy sur Seine

Complications possibles de la prothèse de hanche
En fréquence les complications sont rares. La liste des complications que nous présentons n’est pas exhaustive.

Les complications non-exceptionnelles*
-La luxation (déboîtement)Rarissime avec les cotyles à double rotation et/ou avec la voie antérieure mini-invasive. Plus fréquente avec les autres prothèses. Le risque est plus élevé au début. Très douloureuse, la luxation nécessite une réduction sous anesthésie générale. En cas de luxation récidivante, une nouvelle intervention est parfois nécessaire.
-L’inégalité de longueur.Le réglage de la longueur, est la chose la plus difficile dans une prothèse de hanche. Au delà de 1,5 cm cela devient un handicap et peut donc être considéré comme une complication. Le seul moyen de corriger une inégalité de longueur supérieure à 1,5 cm est de pratiquer un changement de prothèse, sauf si le coté opposé doit être opéré, auquel cas on peut essayer de corriger l’inégalité au cours de l’intervention sur l’autre hanche. Seule l’expérience du chirurgien permet de contrôler la longueur.
-Descellement précoce : en cas de prothèse cimentée, un descellement précoce peut toujours survenir. Les causes ne sont pas toujours très claires. On peut retenir comme causes favorisantes :Une reprise trop rapide des activités physiques sans attendre le remodelage de l’os au contact du ciment (cette phase dure au moins trois mois)Un cimentage de mauvaise qualitéLe hasard (aléa thérapeutique)

* Descellement précoce : en cas de prothèse sans ciment, il faut plutôt parler d’absence de scellement secondaire. En effet, dans le cas d’une prothèse sans ciment, l’os va coloniser la prothèse comme le lierre sur un mur. Cette colonisation ne pourra se faire que si la prothèse ne bouge pas (stabilité primaire ou initiale) et n’est pas soumise à des contraintes trop importantes. Cette phase dure au moins trois mois.
Descellement : Manifestations cliniques,douleurs dans l’aine en cas de problème cotyloïdien, dans la cuisse en cas de problème fémoral. Les douleurs doivent être persistantes sur plusieurs mois. Le diagnostic clinique est parfois difficile, il faut s’aider de la radio et surtout de la scintigraphie osseuse au technecium. Une reprise chirurgicale est nécessaire.


* Infections
Pendant l’intervention, une contamination bactérienne est toujours possible, elle est assez rare < 0.5  %Un autre mode de contamination est la contamination par voie hématogène, c’est à dire par voie sanguine. Au cours par exemple d’une infection dentaire, ORL, digestive ou cutanée. Une bonne prévention est donc à effectuer chez toute personne porteuse d’une prothèse. Une infection nécessite toujours une reprise chirurgicale. Il s’agit d’un événement grave qui peut compromettre gravement l’avenir de la prothèse et donc de la fonction articulaire. Une infection de ce type peut aussi avoir des conséquences graves sur l’état général du patient. Une ou plusieurs interventions vont être nécessaires, dans la plupart des cas une nouvelle prothèse pourra être remise en place

Les complications exceptionnelles*
Paralysies nerveuses
Elles sont rares et sont le fruit de la compression d’un nerf. Elles peuvent intéresser différents nerfs : nerf crural, sciatique, fémoro cutané. L’évolution est souvent longue, parfois irréversible.
Hématome : L’hématome, après une prothèse de hanche, est un phénomène normal. Cela ne devient une complication que lorsque cet hématome est trop abondant et occasionne une perte sanguine trop importante et/ou lorsque l’hématome comprime une structure de voisinage comme un nerf et occasionne alors une paralysie. L’évacuation chirurgicale est rarement nécessaire.
* Rejet ..... ?!  allergie en théorie, une vraie allergie est possible mais rarissime. Le plus souvent, cela correspond à une infection.
* Boiterie douleur En dehors de toute complication, le retour à une fonction de hanche strictement normal n’est pas garanti, La hanche oubliée intéresse 50% des hanches opérées.
* Autres : Fracture du fémur ou du bassin, Plaies vasculaires, Oubli de compresse, Défaut de fabrication
Complications de l’anesthésie: à voir avec l’anesthésiste

Au bloc opératoire, le plus souvent, l’intervention est faite sous rachianesthésie ou sous anesthèsie générale..
L’intervention va durer entre 45 et 90 minutes.
La cicatrice mesure entre cinq et dix centimètres, sauf exception. Le saignement pendant l’intervention est très faible en règle : entre 50 et 300 cc. En général, pas de drain postopératoire.
Les fils sont le plus souvent résorbables.
Séjour en postopératoire en salle de réveil.
À la clinique le premier lever est fait le jour même ou le lendemain. Dans les jours qui suivent, on vous font marcher les patients puis monter et descendre les escaliers etc. Il faut marcher avec des cannes au début .
Vous êtes bientôt prêt à rentrer chez vous. ,
Anticoagulants antalgiques vous sont prescrits, en fonction d’un protocole.
Retour à domicile : la vie avec une prothèse de hanche. Prévention de la luxationPendant un mois, dormir sur le dos à plat en maintenant les jambes écartées par un coussin. Eviter absolument le mouvement combiné d’abduction flexion rotation pendant trois mois.
Le canapé est proscrit pendant 2 mois, il faut s'assoir sur une chaise ou fauteuil avec accoudoir.
Cependant, avec la technique utilisée, le risque de luxation est très faible.Faire des xercices de mobilisation régulièrement en actif et sans forcer en flexion extension et en abduction.
Activités : Adaptez vos activités. La prothèse est une pièce mécanique susceptible d’usure si elle est trop sollicitée. Toutes les activités sont possibles. Surveillez votre poids. Une surcharge pondérale est néfaste pour la prothèse.
Prévention thromboembolique : Suivre scrupuleusement le traitement anticoagulant pendant un mois après l’opération.
Prévention de l’infection : Avertissez vos médecins (traitant, dentiste, gynécologue, urologue, autres) que vous avez une prothèse totale de hanche. Lors de chaque intervention ou au moindre soupçon de foyer infectieux, votre médecin devra vous donner des antibiotiques, pour ne pas risquer une contamination microbienne de la prothèse par voie sanguine. Cette complication est rare, mais peut survenir même très longtemps après la mise en place de la prothèse.
Contrôle postopératoire : Vous serez contrôlé par votre chirurgien à la clinique, six semaines après l’intervention. Puis à trois mois, six mois et un an.
Combien de temps dure la prothèse ?Schématiquement on peut dire 15 ans minimum, 20 ans sûrement, 25 ans peut être voire plus.Pour parodier une ancienne publicité : « ne s’use que si l’on s’en sert ». Ce qui en clair veut dire que plus on vieillit, moins on a d’activité physique, moins on use sa prothèse et plus elle va durer. Il ne faut pas oublier que le but de la prothèse est de rendre le mouvement à la vie. Il faut donc vivre…En résumé : Une prothèse aux résultats le plus souvent excellents nécessite une habitude chirurgicale, car la mise en place de la prothèse est délicate.

Avant l’intervention chirurgicale
lors du dernier entretien avec votre chirurgien, la décision commune de programmer votre intervention a été prise. Nous vous communiquons ci après les prochains rendez vous qui seront organisés, pour assurer une prise en charge optimale avant votre opération.
Lors de l’implantation d’une prothèse totale de la hanche, il se produit une inévitable perte de sang. Avec l’amélioration des techniques opératoires et le raccourcissement de la durée de l’intervention, le saignement est bien moindre qu’il y a quelques années. Examen de pré-hospitalisation
Dans le mois qui précède la date opératoire, il est conseillé de faire :
-Une visite chez son généraliste afin de faire un point sur son état général.
-Le médecin est aussi le mieux  placé pour coordonner les examens préopératoires
-Une prise de sang
-Un électrocardiogramme et un examen cardiologique
-Une radiographie dentaire
-Un bilan radio de hanche standardisé
Vous serez ensuite vu par le médecin anesthésiste, qui s’entretiendra avec vous des différents modes d’anesthésie (tronculaire, rachianesthésie ou générale).
C’est lors de cet entretien que vous lui remettrez le questionnaire que nous avons joint à la convocation.
Questionnaire préalablement complété par vous-même, éventuellement aidé de votre médecin traitant.
Vous entrerez à la clinique l’après midi précédant le jour de votre opération.
Le matin de l’intervention, après une prémédication et un dernier lavage de la hanche à opérer, vous serez conduit en salle d’opération.

Généralités
Qu’est-ce qu’une Prothèse Totale de la Hanche (PTH) ?Les prothèses totales de hanche ont pour but de remplacer l’articulation coxofémorale détruite.
Il existe actuellement sur le marché un grand nombre de prothèses de formes et de tailles différentes, mais elles sont toutes constituées de deux implants indépendants l’un de l’autre : une pièce fémorale et une cupule cotyloïdienne.
Le cotyle prothétique s’implante dans le bassin à l’endroit du cotylenaturel. Il est composé d’une cupule hémisphérique en polyéthylène, métal ou céramique,qui constitue la surface de glissement de l’articulation prothétique.
Dans la plupart des modèles, cette surface de glissement est insérée dans une cupule métallique assurant le contact avec l’os du bassin. La pièce fémorale est composée d’une tête fémorale métallique ou céramique sphérique, enchâssée sur la tige fémorale. Le diamètre de la tête prothétique est identique au diamètre interne de la cupule cotyloïdienne. Elle assure la congruence et la stabilité de l’articulation artificielle, et autorise des mouvements d’une amplitude très semblable à celle de la hanche normale. La tige d’implantation fémorale sert à ancrer la prothèse dans le fût fémoral osseux. La fixation des composants sur lesquelette peut être assurée de deux manières : soit à l’aide d’un « ciment chirurgical »,soit par repousse osseuse secondaire. Le ciment chirurgical est un polymèreacrylique. Il est introduit dans les cavités osseuses à l’état pâteux, avant l’insertion des prothèses. Il durcira par polymérisation en quelques minutes, ancrant ainsi les composants prothétiques au squelette. La repousse osseuse secondaire se fait en trois mois environ,comme le lierre pousse sur un mur. La fixation primaire doit être totale et le revêtementadapté (rugosité et matière). Le titane corrindoné est le matériau de choix.

Tête fémorale arthrosique
PTH

L’articulation de la hanche
L’articulation de la hanche représente la jonction articulaire entre le tronc et les jambes; elle relie les os du bassin au fémur.
C’est une articulation formée de deux parties qui permet, grâce à sa forme, une grande liberté de mouvement.
La tête fémorale à l’extrémité proximale du fémur s’emboîte dans la cavité cotyloïdienne (ou cotyle) qui appartient au bassin. La stabilité de la hanche normale est assurée par la congruence naturelle entre la tête fémorale et la cavité cotyloïdienne, par la musculature autour de l’articulation et également par la capsule articulaire.
L’arthrose est la disparition du cartilage.Le cartilage devient de plus en plus mince pour disparaître complètement par endroits ou même sur toute la surface de l’articulation. A un stade d’usure supérieur, des trous (géodes) ainsi que des productions osseuses anarchiques (ostéophytes) se produisent dans l’os lui-même. Or, la mobilité de l’articulation dépend de la présence de cartilage.
A quoi sert le cartilage ?Le cartilage est la surface de glissement de l’articulation, il est baigné dans le liquide synovial. Il a aussi une fonction d’amortissement des chocs lors de la marche.
Les causes de l'arthrose.La cause la plus fréquente est l’absence de cause. On trouve souvent une notion d’arthrose familiale (origine génétique ?). Le surmenage articulaire, soit par une activité intense, soit par un surpoids, majore le risque d’arthrose de hanche. Les anomalies congénitales de hanche sont aussi une cause fréquente.
Certaines régions sont particulièrement touchées par ces anomalies architecturales de hanche (Bretagne). D’autres en sont pratiquement indemnes (Esquimaux)Les séquelles de traumatismes – les séquelles d’une infection articulaire (souvent de l’enfance).